Motif de fin de contrat

Le brut de votre contrat, à votre temps de travail actuel. Il sert au dernier mois, au préavis et au maintien de salaire.

Statut
Dernier mois travaillé
j
j

Du lundi au vendredi, jours fériés chômés exclus. Mois complet : le même nombre dans les deux cases.

jours

Le solde de votre dernier bulletin. Préavis non effectué : ajoutez les jours qu'il vous ouvre (2,5 jours ouvrables par mois).

Pour la méthode du dixième, primes comprises (hors prime de fin d'année, intéressement, participation). Vide : votre brut actuel.

Pas de préavis ni d'indemnité de licenciement, sauf convention collective, contrat ou usage plus favorable. Les congés non pris restent dus, même pour faute lourde.

Ancienneté à l'envoi de la lettre de licenciement
ans
mois

Le simulateur y ajoute le préavis : l'indemnité se calcule à la fin du préavis, même non effectué.

mois

Légal pour votre ancienneté : 2 mois. Votre convention ou votre contrat peuvent prévoir plus.

Le préavis est…
Salaire de référence de l'indemnité

Vide : votre brut actuel. Sur 3 mois, une prime annuelle compte pour 1/12 par mois. Après un arrêt maladie, prenez les mois qui le précèdent.

%

Vide : 4,3 %, le taux moyen du moteur du site pour ce brut et 1 part. Le vôtre figure sur votre bulletin de paie.

Solde de tout compte estimé Licenciement
Salaire du dernier moismois completSoumis à cotisations, CSG/CRDS et impôt, comme un salaire
2 800,00 €
Indemnité compensatrice de congés payés12 jours ouvrables non pris, méthode du dixièmeSoumis à cotisations, CSG/CRDS et impôt, comme un salaire
1 344,00 €
Indemnité compensatrice de préavis2 mois non effectués à la demande de l’employeurSoumis à cotisations, CSG/CRDS et impôt, comme un salaire
5 600,00 €
Indemnité de licenciementindemnité légale, 7 ans et 7 mois d’ancienneté retenueExonérée de cotisations, de CSG/CRDS et d’impôt
5 308,33 €
Total brut
15 052,33 €
Cotisations salarialessur les 9 744,00 € soumis, plafond de la Sécurité sociale proratisé à 3,46 mois
− 1 150,77 €
CSG et CRDSsur 98,25 % des sommes soumises
− 928,63 €
Net avant impôtdont 5 308,33 € d’indemnité exonérée, versée au brut
12 972,93 €
Prélèvement à la sourcetaux de 4,3 % (estimé, 1 part) sur 7 942,23 € de net imposable
− 341,52 €
Net à payer estimé estimation, après cotisations et impôt
12 631 €
Dont indemnité exonérée ni cotisations, ni CSG/CRDS, ni impôt 5 308,33 €

Gratuit, sans inscription. Le calcul tourne dans votre navigateur : aucun montant n'est envoyé. Le lien copié rouvre exactement ce calcul.

Régime social et fiscal de chaque ligne, règles 2026
Ligne Brut Cotisations CSG/CRDS Impôt
Salaire du dernier mois2 800,00 €OuiOuiOui
Indemnité compensatrice de congés payés1 344,00 €OuiOuiOui
Indemnité compensatrice de préavis5 600,00 €OuiOuiOui
Indemnité de licenciement5 308,33 €Non, jusqu’à 96 120 €Non, jusqu’au montant légal ou conventionnelNon, pour le montant légal ou conventionnel
Congés payés : le dixième et le maintien, chiffrés

Méthode du dixième : 2 800,00 € × 12 ÷ 10 × 12 ÷ 30 = 1 344,00 €

Maintien de salaire : 2 800,00 € ÷ 26 × 12 = 1 292,31 €

Indemnité de licenciement : le calcul

2 800,00 € × 1/4 × 7 ans + 2 800,00 € × 1/4 × 7/12 = 5 308,33 €

Ce que ce simulateur approxime
  • Le plafond de la Sécurité sociale. Les cotisations plafonnées sont calculées sur 4 005 € par mois, proratisés à la durée que couvrent les sommes soumises (jours du dernier mois, mois de préavis, jours de congés). Le seuil de la contribution d'équilibre technique (CET), due au-delà du plafond, suit ce même plafond proratisé. Votre paie peut rattacher ces sommes autrement. Sous 4 005 € de brut mensuel, cela ne change rien.
  • Le taux de prélèvement à la source. Sans saisie, c'est un taux moyen estimé pour 1 part. Reprenez celui de votre bulletin.
  • Les cotisations. Taux moyens du moteur du site (mutuelle à 0,50 %, pas de taux propre à votre branche) : voir la page cotisations sociales 2026.
  • Les congés payés. Le dixième suppose un brut moyen constant sur la période de référence (modifiable) ; le maintien compte 26 jours ouvrables ou 21,67 jours ouvrés par mois. Les jours acquis pendant un préavis non effectué sont à ajouter vous-même.
  • Le dernier mois est proratisé en jours ouvrés. Aucune des fiches officielles consultées n'impose de méthode : la vôtre peut compter en heures.
  • Le délai de prévenance non respecté est chiffré en jours ouvrés (24 heures = 1 jour, 48 heures = 2 jours).
  • Non traités : indemnité supra-légale négociée, licenciement économique (CSP, congé de reclassement), inaptitude, départ ou mise à la retraite, caisses de congés payés (BTP, spectacle), cotisations patronales.

Vérifiez votre convention

Indemnité, préavis, congés : votre convention collective peut prévoir plus que la loi.

Ce simulateur applique le Code du travail. Beaucoup de conventions allongent le préavis ou majorent l'indemnité de licenciement ; c'est alors le montant le plus favorable qui vous est dû. Le numéro IDCC de la vôtre figure sur votre bulletin de paie.

Trouver ma convention collective →

Convention Facile est édité par la même équipe que ce simulateur : on préfère vous le dire plutôt que de faire passer ça pour un lien neutre. L'outil officiel du ministère du Travail fait aussi la recherche, à partir du SIRET.

Que contient le solde de tout compte ?

C'est l'inventaire des sommes que l'employeur vous verse quand le contrat s'arrête (article L1234-20 du Code du travail). Il doit vous être remis quel que soit le contrat, CDI ou CDD, et quel que soit le motif. Service-public le dit en une phrase : ce n'est pas un calcul, c'est une liste. Chaque ligne de la liste, elle, se calcule, et c'est ce que fait le simulateur.

On y trouve au minimum le salaire du mois en cours et l'indemnité compensatrice de congés payés, puis, selon la façon dont le contrat se termine, l'indemnité compensatrice de préavis, l'indemnité de licenciement ou de rupture conventionnelle, la prime de précarité d'un CDD. Les sommes encore inconnues au départ, comme l'intéressement ou la contrepartie d'une clause de non-concurrence, n'ont pas à y figurer.

Vous n'êtes pas obligé de signer le reçu, et l'employeur ne peut pas retenir les sommes pour ce motif. Signé, il peut être dénoncé par lettre recommandée dans les 6 mois ; passé ce délai, il devient libératoire pour les sommes qu'il mentionne. Non signé, ou dénoncé à temps, il reste contestable pendant 1 an pour ce qui touche à la rupture (l'indemnité de licenciement, par exemple), 2 ans pour l'exécution du contrat, 3 ans pour les salaires.

Ce que vous touchez selon le motif

Lignes du solde de tout compte selon le motif de fin de contrat (Code du travail, sans disposition conventionnelle)
Ligne Licenciement Faute grave ou lourde Démission Rupture conventionnelle Fin de CDD Rupture de l'essai
Salaire du dernier moisOuiOuiOuiOuiOuiOui
Congés payés non prisOuiOuiOuiOuiOuiOui
Indemnité de préavisSi l'employeur vous dispenseNonSi l'employeur vous dispenseNon, pas de préavisNon
Indemnité de ruptureLégale dès 8 mois d'anciennetéNon, sauf conventionNonAu moins la légale, sans ancienneté minimaleNon
Prime de précarité10 %, sauf exceptionsNon (CDD rompu pendant l'essai)
Délai de prévenance non respectéSalaire de la période manquante, sauf faute grave

Le dernier mois est payé pour les jours travaillés. Le simulateur le proratise en jours ouvrés : brut × jours travaillés ÷ jours ouvrés du mois. Aucune des fiches officielles consultées n'impose cette méthode ; si votre paie compte en heures, l'écart reste de quelques euros.

Congés payés non pris : le dixième ou le maintien, le plus favorable

L'indemnité compensatrice de congés payés paie les jours acquis et non pris à la date de départ. Elle est due quel que soit le motif, licenciement pour faute lourde compris. Chaque mois de travail effectif ouvre 2,5 jours ouvrables, soit 30 jours ouvrables (ou 25 jours ouvrés) pour une année complète.

Pour un CDI, l'employeur compare deux calculs et verse le plus élevé :

À 2 800 € brut par mois toute l'année, 12 jours ouvrables restants valent 1 344,00 € au dixième (2 800 × 12 ÷ 10 × 12 ÷ 30) et 1 292,31 € en maintien (2 800 ÷ 26 jours ouvrables × 12). Le dixième l'emporte : 1 344,00 €. Si votre salaire a augmenté en cours de période, le maintien peut repasser devant : saisissez votre brut moyen dans le simulateur.

Entrent dans la base : salaire de base, heures supplémentaires et majorations, primes d'ancienneté et d'assiduité mensuelles, commissions, avantages en nature, indemnité de congés de l'année précédente, salaire reconstitué pendant un congé maternité ou un accident du travail. N'y entrent pas : prime de fin d'année, intéressement, participation, prime de bilan, frais professionnels. Pendant un arrêt maladie ordinaire, la rémunération retenue est de 80 % de celle que vous auriez perçue.

Pour un CDD, service-public ne retient que le dixième, calculé sur tout le brut du contrat, prime de précarité comprise. Son exemple : 18 300 € de salaire et 1 830 € de prime donnent (18 300 + 1 830) ÷ 10 = 2 013 € de congés payés. Cette indemnité est soumise aux cotisations et à l'impôt, comme un salaire.

Préavis non effectué : quand l'employeur le paie

L'indemnité compensatrice de préavis est due quand l'employeur vous dispense du préavis. Elle ne l'est pas quand c'est vous qui avez demandé la dispense et qu'il l'a acceptée, ni en cas de faute grave ou lourde, de rupture conventionnelle, de rupture de la période d'essai ou de licenciement pour inaptitude d'origine non professionnelle. Son montant est le brut que vous auriez perçu jusqu'à la fin du préavis : partie fixe et variable, heures supplémentaires régulières, jours de RTT que vous auriez acquis.

En cas de licenciement, la loi fixe sa durée selon l'ancienneté à l'envoi de la lettre : 1 mois de 6 mois à moins de 2 ans, 2 mois à partir de 2 ans, et sous 6 mois ce que prévoient la convention ou les usages. Une convention, le contrat ou les usages peuvent faire mieux. Pour une démission, la loi ne fixe aucune durée : elle vient de la convention collective, du contrat ou des usages. L'indemnité est imposable et soumise à cotisations dans les mêmes conditions que le salaire.

L'indemnité légale de licenciement, pas à pas

Elle est due au salarié en CDI licencié qui compte au moins 8 mois d'ancienneté ininterrompus à l'envoi de la lettre, sauf faute grave ou lourde. Le Code du travail fixe un minimum :

L'ancienneté se compte jusqu'à la fin du préavis, même quand l'employeur vous en dispense (pas quand vous avez demandé la dispense). Le salaire de référence est la plus favorable de deux moyennes : celle des 12 derniers mois, ou celle des 3 derniers mois, où une prime annuelle ne compte que pour 1/12 par mois. Sous 12 mois d'ancienneté, la première moyenne porte sur tous les mois travaillés. Après un arrêt maladie ou un temps partiel thérapeutique, on prend les mois qui les précèdent.

Licenciement à 2 800 € brut, 7 ans et 5 mois d'ancienneté à la lettre, 2 mois de préavis non effectué : ancienneté retenue de 7 ans et 7 mois. 2 800 × 1/4 × 7 = 4 900,00 €, plus 2 800 × 1/4 × 7/12 = 408,33 €, soit 5 308,33 €. Avec les 2 800 € du dernier mois, 1 344,00 € de congés et 5 600,00 € de préavis, le solde atteint 15 052,33 € brut et 12 972,93 € net avant impôt.

Au-delà de 10 ans, les deux fractions s'additionnent. L'exemple de service-public : pour 1 500 € de salaire de référence et 12 ans et 9 mois d'ancienneté, (1 500 × 1/4 × 10) + (1 500 × 1/3 × 2) + (1 500 × 1/3 × 9/12) = 5 125 €. Si votre convention collective, votre contrat ou un usage prévoient un calcul plus avantageux, c'est l'indemnité la plus élevée qui est due : les deux ne se cumulent pas. Retrouvez votre convention (Convention Facile, même éditeur que ce site) pour vérifier.

Rupture conventionnelle : au moins l'indemnité légale

L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement, ou conventionnelle si elle est plus élevée. Elle est due quelle que soit l'ancienneté. Il n'y a pas de préavis, mais les congés non pris sont payés. Chaque partie dispose de 15 jours calendaires pour se rétracter après la signature, puis l'administration a 15 jours ouvrables pour homologuer.

À 2 800 € brut et 7 ans et 5 mois d'ancienneté à la date de fin du contrat, le minimum est de 5 191,67 €. Côté employeur, la part exonérée de cotisations supporte une contribution patronale de 40 %, soit 2 076,67 € ici : selon l'URSSAF, ce taux est passé de 30 % à 40 % pour les ruptures dont le terme est postérieur au 1er janvier 2026. Si vous pouvez déjà toucher une retraite de base à la date de rupture, l'indemnité est imposable dès le premier euro ; son régime social, lui, est le même.

Le minimum se négocie à la hausse. Pour chiffrer un montant négocié et son exonération, utilisez Calcul Rupture Conventionnelle, édité par la même équipe que ce site.

Fin de CDD : la prime de précarité et ses exceptions

À l'échéance d'un CDD, l'indemnité de fin de contrat, dite prime de précarité, vaut 10 % de la rémunération totale brute versée pendant le contrat. Une convention collective peut la limiter à 6 %, en contrepartie notamment d'un accès privilégié à la formation. Elle est versée avec le dernier salaire et figure sur le bulletin. Elle n'est pas due :

CDD de 6 mois à 2 000 € brut, 15 jours ouvrables de congés restants : prime de 12 000 × 10 % = 1 200,00 €, congés payés de (12 000 + 1 200) ÷ 10 = 1 320,00 € (les 15 jours acquis, aucun pris). Avec le dernier mois, 4 520,00 € brut, dont 533,81 € de cotisations et 430,77 € de CSG/CRDS : 3 555,42 € net avant impôt. La prime et les congés sont imposables.

Rupture de la période d'essai

Pas d'indemnité de rupture, pas de préavis : le solde se limite au salaire des jours travaillés et aux congés non pris. La partie qui rompt doit en revanche prévenir l'autre dans un délai de prévenance, applicable dès qu'il y a au moins une semaine d'essai.

Délai de prévenance en période d'essai (art. L1221-25 du Code du travail et service-public)
Présence dans l'entrepriseSi l'employeur romptSi vous rompez
Moins de 8 jours24 heures24 heures
De 8 jours à 1 mois48 heures48 heures
De 1 à 3 mois2 semaines48 heures
Après 3 mois1 mois48 heures

Si l'employeur ne respecte pas son délai, il vous doit, sauf faute grave, les salaires et avantages que vous auriez perçus jusqu'à son terme, indemnité de congés payés comprise. Le délai ne prolonge jamais la période d'essai.

Essai rompu par l'employeur après 2 mois à 2 400 € brut, départ après 11 jours travaillés sur 22, 5 jours de congés acquis : 1 200,00 € de salaire et 480,00 € de congés (dixième ; le maintien donnerait 461,54 €), soit 1 680,00 € brut et 1 321,48 € net avant impôt. Si l'employeur l'a annoncé le jour même au lieu de 2 semaines avant, il faut ajouter 2 400 ÷ 21,67 × 10 jours ouvrés = 1 107,69 € brut.

Cotisations, CSG, impôt : le régime de chaque ligne

Deux familles de sommes. Le salaire, les congés payés, le préavis, la prime de précarité et l'indemnité de délai de prévenance sont traités comme du salaire : cotisations, CSG/CRDS et impôt sur le revenu. Les indemnités de licenciement et de rupture conventionnelle sont exonérées dans certaines limites.

Régime des indemnités de rupture en 2026, pour le montant légal ou conventionnel
SommeCotisationsCSG/CRDSImpôt
Indemnité de licenciementExonérée jusqu'à 96 120 € (2 PASS)Exonérée jusqu'au montant légal ou conventionnel, sans dépasser la part exonérée de cotisationsExonérée en totalité
Indemnité de rupture conventionnelleExonérée jusqu'à 96 120 €Même règleExonérée jusqu'à 288 360 € ; imposable dès le premier euro si vous pouvez toucher une retraite
Toute indemnité au-delà de 480 600 € (10 PASS)Soumise en totalitéSoumise en totalitéSelon les règles ci-dessous

Au-dessus du minimum légal ou conventionnel, l'exonération d'impôt se limite au plus élevé de deux montants : deux fois la rémunération brute de l'année civile précédente, ou la moitié de l'indemnité, dans la limite de 288 360 € pour les indemnités versées en 2026. La fraction soumise à CSG/CRDS l'est sans l'abattement de 1,75 % pour frais professionnels. Ce simulateur ne chiffre pas ces montants négociés. Pour les sommes imposables, vous pouvez demander le système du quotient si ce revenu exceptionnel dépasse la moyenne de vos revenus imposables des 3 dernières années.

Employeur de TPE : salaire, congés, préavis et prime de précarité supportent aussi les cotisations patronales, que ce simulateur n'affiche pas. La page coût employeur les détaille, et le barème de l'impôt 2026 explique le taux de prélèvement à la source.

Sources officielles

Règles relevées le 13 septembre 2026 sur les pages suivantes. La date entre parenthèses est celle de la dernière vérification ou mise à jour affichée par la page.

Dernière mise à jour : 13 septembre 2026. Plafond annuel de la Sécurité sociale 2026 : 48 060 €. Les cotisations et le taux estimé d'impôt sortent du même moteur que le simulateur de salaire. Estimation indicative : elle ne remplace ni votre convention collective, ni un conseil juridique.

Questions fréquentes

Que contient le solde de tout compte ?

L'inventaire des sommes versées à la fin du contrat : salaire du dernier mois, indemnité compensatrice de congés payés et, selon le motif, indemnité de préavis, indemnité de licenciement ou de rupture conventionnelle, prime de précarité. Exemple : un licenciement à 2 800 € brut par mois, 7 ans et 5 mois d'ancienneté, 12 jours de congés restants et 2 mois de préavis non effectué donne 15 052,33 € brut, dont 5 308,33 € d'indemnité exonérée, soit 12 972,93 € net avant impôt. Vous n'êtes pas obligé de signer le reçu ; signé, il peut être dénoncé pendant 6 mois.

Comment est calculée l'indemnité compensatrice de congés payés ?

Par deux méthodes, la plus favorable l'emporte : un dixième de la rémunération brute de la période de référence, ou le salaire que vous auriez touché en travaillant. À 2 800 € brut par mois, 12 jours ouvrables restants valent 1 344,00 € au dixième (2 800 × 12 ÷ 10 × 12 ÷ 30) contre 1 292,31 € en maintien de salaire (2 800 ÷ 26 × 12) : 1 344,00 € sont dus. Cette indemnité est soumise à cotisations et à l'impôt, comme un salaire.

Combien touche-t-on à la fin d'un CDD ?

Le dernier salaire, la prime de précarité (10 % du brut versé pendant le contrat) et les congés non pris, au dixième du brut prime comprise. Pour un CDD de 6 mois à 2 000 € brut : 1 200 € de prime, 1 320 € pour 15 jours de congés, soit avec le dernier mois 4 520 € brut et 3 555,42 € net avant impôt. La prime n'est pas due si un CDI suit, si vous refusez un CDI équivalent, en cas de rupture anticipée à votre initiative ou pour faute grave.

L'indemnité de licenciement est-elle imposable ?

Non pour le montant légal ou conventionnel : il est exonéré d'impôt en totalité, exonéré de cotisations sociales jusqu'à 96 120 € en 2026, et de CSG et CRDS dans la limite de ce montant légal ou conventionnel. À 2 800 € brut et 7 ans et 7 mois d'ancienneté, les 5 308,33 € d'indemnité légale arrivent sans aucune retenue. Au-delà de 480 600 €, plus aucune exonération sociale ne s'applique.